Le vent est important... Pire, il est omniprésent. Simple, prenez un Brin d'Herbe tout ce qu'il y a de plus banal,
Le vent est si fort qu'il se tord, le brin. Bousculé par le souffle frais d'un vent d'Est, le brin pli... Je l'ai vu hier soir
se rompre, définitivement je crois. Quoi que on ne sache jamais avec ce vent, il est tellement tourbillonnant
qu'il est capable de le remettre sur sa base, le brin. Vous voyez bien quand vous regardez un champ de blé au
moi de Mars, ou de Mai peut-être, quand les blés font herbe et que le vent les balaie en tout sens. Et bien c'est
pareil, imaginez la même chose, mais pour un seul épis de blé. Solitaire au milieu d'une étendue verdoyante,
ce brin à toujours tenu, cela fait 2 années qu'il se plie sans rompre, et parfois il tenait fièrement face au vent, lu
montrant ses forces décuplées par tant d'amour par la terre apporté. Il a vu beaucoup de brins tomber sous
le vent, même à des kilomètres avoisinant. Toujours est-il que ce Brin-ci a toujours tenu, jusqu'à aujourd'hui.
Il y a une fin à tout, celle là est assez douloureuse, la terre est déçue de ne pas avoir pu entretenir ce Brin
encore un peu, le ciel est fâché, il a failli à sa tache d'arrosage régulier. Le Soleil ce méchant il ricane
fortement, enfin il va pouvoir griller ce Brin jusqu'à le faire disparaître, lamentablement. Il ne faut quand même
pas oublier le Vent, il se cache en ce moment mais jeter un ½il par votre fenêtre vous le verrez tentant de tout
déstabiliser. Justement, il déstabilise ce vent, il y a quelques temps de cela je me baladais sur un chemin
caillouteux, bordé par deux larges fossés accueillant fleurs et autres végétaux. Je marchais je courais peu
m'importais, j'avais une telle envie de voir, je ressentais une telle attirance pour ce chemin, ou alors c'était
la peur de rester seul ici qui me faisait avancer, je ne sais toujours pas trop ce qui m'est arrivé. Il faut que vous
sachiez que les environs étaient déserts, mais alors désert vous ne pouvez imaginer. Enfin si, prenez
une falaise bretonne, rentrez de quelques kilomètres dans les terres, et retournez vous. Vous êtes seul au
milieu de nulle part, la nature seule vous accompagne de sa verdure éclatante, elle vous donne confiance
mais le vent vous effraie, il change le paysage, le rend menaçant. Pire, il vous menace, c'est maintenant lui qui
vous pousse vers la falaise. Toute votre force n'y change rien, vos envies ne servent à rien, vous vous retrouvez
près d'une pancarte rouillée, « Pas la peine de venir nous sauvez ». Bousculé par le vent vous penchez la tête
en avant... Ola doucement, c'est mon histoire à moi ça, contentez vous d'imaginez le désert dans lequel
j'étais... je disais donc qu'en penchant la tête quelques peu en avant, j'apercevais plus bas une rivière assez
inhabituelle, en effet je distinguais comme une barrière de corail, barrière qui séparait le cours d'eau en deux
parties biens distinctes, l'une agitée, l'eau y était cassée, et l'autre calme, transparente et qui semblait si fluide
et limpide ! Mais c'était bien la partie la plus dangereuse qui était la plus proche de moi, et si je ne résistais
pas au vent sans cesse me relançant, je finirais dans celle-ci c'était inévitable... Quoi que, aujourd'hui en y
réfléchissant, je me dis qu'en prenant un peu d'élan, puis en me laissant porter un peu par le vent... Mais il
m'aurait fallu vaincre mes peurs et surtout oublier certains facteurs. Comme le fait que ce vent n'est pas sûr, il
peut s'arrêter à tout instant alors lui faire confiance quel engagement ! Peureux comme je suis j'ai préféré
résister, aujourd'hui le vent est retombé, la brise est devenue légère et le sommeil me prend, c'est pourquoi
la tête dans le vide je regarde le ciel en lui demandant des explications. Il ne me les donne pas, ce con.
Mais je vois là-bas une chose intrigante, un Brin d'herbe transporté par la brise qui retombe devant moi.
Ou plutôt derrière moi, il plane au dessus de la falaise et semble vouloir plonger dans l'eau devenue
tourbillonnante. Je ne les distingue pas mais cela ne m'étonnerait pas que ce soit quelques masses d'air
qui le maintienne ici, ce Brin d'Herbe à qui finalement je dois une jolie partie de ma vie.
[Titre? Matt Costa.]